L’Autriche a tranché: Cosmó gagne “Vienna Calling” et “Tanzschein” débarque à l’Eurovision 2026

Vienne a à peine eu le temps de remettre les confettis dans un sac poubelle que l’Autriche, pays hôte oblige, a déjà choisi qui allait porter ses couleurs à l’Eurovision 2026. Verdict: Cosmó remporte “Vienna Calling – Wer singt für Österreich?” avec “Tanzschein”, et voilà l’Autriche qui se donne une mission très simple sur le papier et très cruelle dans la vraie vie: briller à domicile, devant tout le monde, sans faire de faux pas.
La soirée s’est tenue à l’ORF-Zentrum Küniglberg à Vienne, avec un duo de présentateurs qui coche la case “Eurovision dans le CV”: Alice Tumler (2015) et Cesár Sampson (l’homme qui sait ce que “pression” veut dire, merci 2018).
Le pitch: 12 artistes, un jury XXL, et le public qui remet son grain de sel
Le concept est limpide, mais l’ambiance, elle, ne l’est jamais: douze performances, un mélange entre télévote et une jury international de 44 expert·e·s, avec des noms qui parlent aux eurofans (Jamala est citée, et côté plateau commentateurs, on retrouvait notamment Luca Hänni). L’idée, c’est de donner du poids, du sérieux… et suffisamment de matière pour que tout le monde ait un avis très sûr de lui dans les dix minutes.
Running order
Anna-Sophie – “Superhuman”
Sidrit Vokshi – “Wenn ich rauche”
Kayla Krystin – “I brenn”
Reverend Stomp – “Mescalero Ranger”
Bamlak Werner – “We Are Not Just One Thing”
Philip Piller – “Das Leben ist Kunst”
Nikotin – “Unsterblich”
David Kurt – “Pockets Full of Snow”
Julia Steen – “Julia”
Frevd – “Riddle”
Lena Schaur – “Painted Reality”
Cosmó – “Tanzschein”
Résultats
Les trois propositions qui ont émergé du duo jury + public sont celles-ci (dans l’ordre où tu les as données, et c’est aussi la photo mentale de la soirée):
Cosmó – “Tanzschein”
Lena Schaur – “Painted Reality”
Bamlak Werner – “We Are Not Just One Thing”
Et au final, l’Autriche choisit Cosmó.
Cosmó, l’hôte qui doit aussi jouer la partie
Ce qui rend tout ça particulièrement croustillant, c’est le contexte: l’Autriche n’envoie pas un artiste “comme les autres”, elle envoie son représentant en tant que pays hôte, l’année où tout le monde arrive à Vienne avec les yeux grands ouverts et l’exigence au plafond. L’EBU a d’ailleurs présenté Cosmó comme l’acte hôte de l’Autriche, et quand on te colle cette étiquette, tu comprends vite que “faire joli” ne suffit pas, il faut être marquant.
Et puis il y a le petit détail qui pèse trois tonnes: l’Autriche est là parce qu’elle a gagné l’an dernier, à Bâle. Donc oui, c’est une maison en fête… mais c’est aussi une maison où on te compare immédiatement au triomphe précédent, même si personne n’ose l’avouer à voix haute.

